Respect existentiel

Le respect est un besoin existentiel humain. Lorsque la limite du moi est mal posée, la sécurité intérieure est impossible. Autrui représentant un danger d’intrusion, je ne peux entrer en relation avec lui que sur un mode défensif, lequel génère un climat de conflit qui accroît la menace qu’il me semble représenter. Je me sens angoissé en permanence, aussi bien pour les blessures que l’autre peut m’occasionner que pour le mal que je pourrais lui faire en laissant libre cours à ma spontanéité. Je réponds à cette angoisse par une compulsion à tout contrôler qui m’épuise et dont l’impossibilité ne peut qu’accroître mon angoisse. Je ne rencontre jamais autrui, seulement mes peurs.

Denis Marquet, et le tendre tâtonnement auquel nous invite son ouvrage dernier : Nos enfants sont des merveilles

Et pour rencontrer autrui, et le respect, prochain Happy Hour existentiel en date du 13 Juin, à partir de 17h30, en bord de ciel et de vert. A Paris XVème, et au jardin d’été.

Participation de 75 euros.

Et la suite de ce chapitre, pour André, qui me l’a appris, et à sa merci :

L’enfant se construit des mots qui lui sont adressés. Toute parole crée. Le plus profond besoin d’un être humain est que l’on se réjouisse  de lui. Si on comble ce besoin, le reste suit. Il ne faut jamais hésiter à témoigner à son enfant de sa gratitude qu’il soit lui. Il ne faut jamais retenir le témoignage de son émerveillement.

Nommer l’émerveillement préserve le mystère de l’enfant, car ce n’est pas lui que je qualifie, ce sont les sentiments qu’il éveille en moi.

L’émerveillement est la forme la plus haute de respect.