Tendresse et relation d’aide

Plaisir très charnel aujourd’hui, que de replonger doucement dans ce que fut un apprentissage sur les chapeaux de roue jadis, pour être coach vite, bien et accompli, et qui devient sans hâte, sans contraintes, sans ambages, partage de ce que je vis.

La Distance Intime par Alain Delourme écrit.

L’interdit du toucher y est bien entendu largement abordé. Héritage de Freud canonisé par Anzieu et qui fait fi des qualités sensibles qui sont la base de la vie intrapsychique.

Selon moi (Alain Delourme) il convient de lier plus explicitement le monde intrapsychique et la dynamique relationnelle. Il s’agit deuxièmement de regretter l’absence de conséquence technique pour l’analyse de patients présentant une perturbation dans la constitution et l’assimilation de ces bases. En fait, la confusion que semblent effectuer les analystes entre interdit du toucher et tabou de l’inceste les empêche de percevoir la valeur calmante et protectrice du contact inter-humain ; et « ce tabou du toucher préserve alors l’illusion que la pensée peut suffire à tout résoudre, laissant anesthésié le corps érogène. Au moins protège-t-il parfois l’analyste de ses propres souffrances archaiques… » (Prayez, 1994, p.193).

(…) Il faut vivre préalablement, à un moment ou à un autre du développement, la sécurité dans les plaisirs tactiles. Pour que les représentations s’étayent afficacement sur les plaisirs de la peau, il convient que ceux-ci puissent être positivement vécus… Pour un certain nombre de patients, il convient prioritairement de pouvoir accéder au plaisir d’être son corps, d’habiter celui-ci, même en contact avec un autre ou grâce à ce contact ; puis, une fois l’enveloppe corporelle bien investie, l’agrément sensoriel (qui n’est pas réductible au plaisir sexuel) de nouveau accessible, il devient justifiable de chercher en premier lieu dans l’échange avec le psychothérapeute l’élaboration mentale structurante.

Nombre d’entre vous m’ont approchée concernant l’atelier du toucher relationnel en me faisant part de leurs réserves et en même temps de leur confiance en ce que je fais et comment je le fais, en profondeur et sensibilité. Je vous souhaite de tout coeur de pouvoir faire le pas de nous rejoindre pour cet atelier qui sera soin de ces souffrances bloquantes, archaiques ou pas, tout autant qu’apprentissage des gestes et des attitudes les plus sages auprès de Sylvie, qui, de par son métier d’infirmière y est confronté au quotidien et à été formée pour cela, sur les bases de l’enseignement de Delourme et au delà.

Et après, libre à vous, et au cas par cas, de reconforter physiquement un client par le tact, ou tout simplement d’avoir gagné en paix avec vous même, et le porter et envelopper de votre simple regard, dégagé de stériles doutes à cet endroit.