Amour Brut

« Un oiseau, un papillon ne sont jamais tristes… »

André Breton

Toi qui fais pousser tes ailes, à l’instant et dérobé, tu m’apprends ce qui est.

L’impossible attristement d’un oiseau, un papillon. Page cornée d’André Breton sur étoiles de Miro. Partagée.

Et moi qui suis faite d’écailles, sans espoir de plumes, de vent, sais très bien que chagrin d’eau me glisse dedans-dehors.

Mais quel, de vol, plus sublime grâce, qu’apesanteur dans les eaux?

Triste je suis et serai.

Pour les autres, à ma rencontre,

Bonheur à voir et à toucher.

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Te toucher avec les yeux de l’âme.
De la pulpe de tes doigts me regarder.
Comme je suis sans la peau qui te plait.
Comme tu es une fois plumé égorgé.

Seul(e).

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Seul l’amour a raison d’être fou.

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L’art ne connaît ni beau ni mauvais, ni bonté ou laideur. Depuis Miro et au delà, art de rue et art des ondes. Propagation incarnée.

L’illustration de ce billet provient de l’oeuvre de Murielle Belin, déjà présente entre les lignes et à l’expo de Métamorphose en bord de Ciel de Mathias Malzieu l’auteur, et actuellement haut perchée à l’exposition Hey ! avec une soixantaine d’artistes au Marché Saint Pierre Paris 18ème.