Bâtons sur le mur – 1ère semaine

Les transitions ne sont pas que passage. Non lieu et étroit goulot. D’étranglement du temps. Elles sont matrice et maturation. Elles sont dedans-dehors et elles sont de nous la vie au plus profond. La mienne, ici, au fil du temps…

Vivre en sous-sol. Regarder la vie de biais et sans être vu. C’est comme quand nous étions enfants. Peureux et heureux sous le lit de nos parents. Et guetter leurs allées venues. Leurs hésitations. Leurs silences et chuchotements. Et apprendre que la vie grouille en notre coeur, et n’est que surface ailleurs.

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L’appel de la forêt me dissuade d’hiberner. Pas encore. Ne pas sombrer. Et j’aime imaginer qu’aux branches haut perchées se balance mon coeur.

Un battement retour.

Un battement aller.

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Vis et va…

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Bâtons d’après…