Couleurs sur larmes d’avant

Elle pleure. Seule à seule, elle pleure.

Perdre les eaux.

Signal féminin éternel.

Si le travail ainsi débute,

il sera long,

et il sera au fond.

Entretemps,

la ronde avec les autres reprend.

Et elle dedans

qu’est-ce qu’elle est belle de tout son ciel…

Jusqu’à ce qu’elle,

à nouveau livrée à moi seule,

gronde et éclate de tout son être.

Que grosses gouttes d’orage,

sur moi, elles fondent.

De ses yeux baisés,

éclairs.

Coups de tonnerre.

Bise froide dans le dos.

Son hiver me gèle.

Et puis son rire, mêlé au mien, comme un soleil qui nous rappelle

que les plus beaux arc-en-ciels sur noir ils tiennent.

L’accompagnerai-je vers un nouveau printemps ?

M’accompagnera-t-elle de son acquiescement ?

Cela ne tient qu’à elle.

Et moi j’y tiens,

peut-être trop.

A deux, de couleurs, profusion

sur larmes d’avant.

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