Ella et de colère les fleurs

En sortir. Oui. Mais. Quelles rencontres pour quelles « faites »?

Son ménage. Puis, sa terre, qu’elle laboure de ses griffes inquiètes.

Et le temps d’enfanter venu, des guides deviennent pour Ella ses propres et libres enfants. Car elle donne ainsi naissance à la Lumière, et au Son.

Comme pour elle, autrefois, Colère se pointe au berceau. C’est à ce précis instant que, pour la première fois, elle ressent, de sa présence soudaine, et de son absence au profond, la domination de trop. Et elle hurle et éclate du trop.

Par la colère elle combat la Colère seulement. C’est là l’erreur au passage. C’est là le nœud de la trame qui le lui échappe à nouveau.

Et elle déclare à son époux : je te quitte. Impossible engagement.

Elle écrit à son patron : je romps. Contrat et asservissement.

Colère, à s’en défaire, la tient mieux que s’en faisant.

Fort heureusement pour elle, comme pour vous qui l’oyez, les histoires sont parallèles sur le métier à tisser. D’autres se dessinent déjà : Carte du Tendre et paysages, du Naturel et sans âge, l’Apprentissage vivant. C’est ce qu’elle vit avec ses enfants. Mais aussi, peu à peu, nonchalamment, avec grand Enfant Sauvage. Avec l’Etranger et Nouveau. L’homme sans plus d’affront.

Il lui fait sa juste place en son Jardin de repos. Pétales sur elle, il fait tomber. Remplit les creux de douceur. Et il lui emprunte sa colère pour son besoin d’évader, toutes les peines de son coeur. Bientôt libéré.

En fin : Ella et Andros, c’est une autre histoire, qui se tisse à deux mains désormais.

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Retour à la naissance en colère du chapitre précédent.