Etre et avoir été : « portes ouvertes » atelier

Vous devez clore des cycles, non par fierté, par orgueil ou par incapacité.

Faites le ménage, secouez la poussière, fermez la porte, changez de disque.

Puisqu’elles font partie de notre vie, elles finissent par vouloir transformer notre vie.

Paulo Coelho

Deux éditions déjà de cet Atelier à l’intitulé cantinelle : Etre et avoir été.

La première : en mode « conférence et travaux pratiques ». Face à 15 personnes rappeler la courbe en J, ou cette inflexion qui précède tout apprentissage. Et la relier, de façon très personnelle, au cycle du deuil de Kubler-Ross pour mieux appréhender ce creux. Et les bosses.

Mais au bout du bout, ce qu’ils ont retenu, c’est mon propre « cas » :

J’ai été « chiens », je suis « chat ».

En transition, moi-même, de vie, j’ai adopté un félin roux. Nous nous apprivoisons mutuellement. Aucun repère du passé. Ou si peu : les observer. Et c’est pourquoi j’observe le mien. Et cette façon de se caler, au seuil des portes. Et être à la fois de l’un et de l’autre côté.

Et quand la parole j’ai donné – que non ma langue au chat, le tour à l’Assemblée -, chacun s’est emparé, non de ces cycles savants, mais de leur place animale autour d’un seuil imparfait :

- Moi j’ai traversé déjà deux portes mais j’en vois encore à passer, et le bout du bout m’effraie ;

- Moi, j’y suis, là, en plein seuil ;

- Moi, ce n’est pas seuil, mais tunnel, et train fantôme mon passé…

Et les prendre par la main :

- Voyageons et voyageons alors. Parcourons ensemble ces nombreux seuils. Aller simple en enfance. Là où tout à commencé. Puis retour vers ce futur inquiet.

Et nombreux comme ils étaient, ils ont « travaillé » deux par deux.

La parole s’arrête aux portes entrebaillées, et se reprend, mot à mot, clé à clé. « Techniquement », le préconscient est balayé. L’écoute en ouvre, portails et jardins…

*

Deuxième édition, en petit petit groupe, et de surcroît, animé cette fois, en duo avec André. Nul graphique ni référence théorique. Nous avons ensemble plongé, en, de chacun, courants d’air. Coaching individuel en groupe est notre spécialité. Et à deux c’est encore mieux. Car l’un s’attache aux contenus abordés, tandis que l’autre se libère, et libère « bonhomme » dessiné.

Et c’est de lui que je veux parler : de ce bonhomme qui se décrit à la fois libre et engagé. Sur la vaste Terre et papa au foyer.

- Avez-vous déjà ressenti cette impression d’horizon qui se dérobe au fur et à mesure que vous marchez ? - Rentre dans son « je », André, eux deux étant randonneurs, et seuils de porte trop étroits pour y rester.

- Non - Le client sait aussi se sortir du piège piégé.

- Non, ce n’est que l’ombre du père qui où qu’on soit lui colle au pieds… - En un murmure, interprétation lâchée. De l’inconscient client refoulé..

Et faire poussière d’étoiles de cette poussière plombée.

A l’aube de l’aube des cycles, de la vie et du mortel, ne jamais fermer cette porte, de l’enfance que tout contient.

- Comment tu fais ça ? - Ne demande qu’à moi, plus tard, André. – Comment peux-tu, de toi, chaque instant actuel, raccorder à ce qu’il répète du passé ? Et quel enfermement alors ! Non ? Que d’être en ayant été…

- Tout était déjà là. Et aujourd’hui tout y est, dès que sur la trajectoire le sens est trouvé. Car la souffrance aux charnières a été longtemps « travaillée », et cela ne grince plus, ou si peu. Tout est ouvert. Et de l’air…

Portes Ouvertes