Il se croyait loup de lune, il se craignait loup caché, il se fuyait loup des champs, il se vantait loup amoureux. Et en ce mois de juillet, bise du vent et soleil, il caresse un instant, en lui, le loup de mer.
Il sourit de ses dents. Il pétille de ses yeux. Il se pose en son coeur la main de la fée. Celle qui au bord du berceau sur le fleuve intranquille de sa longue lignée lui promit de l’aimer.
Et elle, pour qui le temps n’est pas contretemps, le laisse dire, et ne dit mot. Sois ce qui est et deviens… suffit comme écho.
- Qu’est-ce qui a pu changer en ces quelques journées ? - c’est moi qui demande. La fée, d’un sourire, s’est vite éloignée.
Et il ne sait même plus de quoi il s’agirait. L’avant ni l’après. Il est à l’instant loup, et éclat de mer. Sombre et lumineux.
