Cas deux

Il me confie qu’il a cessé de faire effort
Qu’en son couple les rôles sont distribution
Et le tournage reprises d’antan…

Comme au boulot !

Et je l’invite à cesser son coaching de performance un instant, et faire l’analyse de sa plus intime relation :
- Elle, elle ne sait pas lire un plan, et moi, je ne sais pas choisir seul un restaurant.
Mars et Venus c’est l’atelier de ce jeudi… Là, je me dis, reste concentrée sur lui !
- Qu’est-ce qui vous empêche de jouer des variations : elle choisit le restaurant qu’elle aime, et vous l’itinéraire de rêve. Ou alors. Vous choisissez mal le restaurant, et elle vous égare et c’est tout aussi bon !
- S’il est l’heure de manger je panique dans mon coin a l’idée du restaurant, et elle, j’imagine, à l’idée d’où on est. Et a part quelques : « - Alors ? », rien ne se dit ni se fait. Et malheureux nous restons, chacun de notre côté.
- Ce serait donc de l’impro qu’il vous faudrait, là où vous ne faites que répéter un scénario d’enfance périmée : vous, a vous sentir si seul, elle a se sentir si guidée..
- Comment faire ?
- Excellent. Seule question a lui poser, un peu plus développée : « Pourrions nous parler ensemble un instant de ce qui nous tient a cœur ? Partager la vie à deux. »
- Cela me donne l’idée de l’appliquer déjà avec mon chef !
Cette histoire de restaurant semble en lui bien ancrée… À mon regard il comprend, qu’il évite a nouveau l’essentiel.
- Si vous y parvenez en couple, avec l’un ou l’autre de vos enfants, avec vos aînés un instant, le boulot est déjà fait !
Un sourire improvisé…

Et la où il est fort, c’est de conclure, de lui-même et l’air de rien, sur ce que psychanalyse met longtemps a élucider : nos difficultés a deux se créeraient à partir de deux failles qui nous sont propres, différentes, qui se complètent et qui se rencontrent, à un moment, a un endroit, et aucun des deux ne peut aider l’autre tellement il est mal…

Celui qui voit cela – je lui dis- peut déjà s’aider, et l’autre suivra…

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