Sur le ring gants de velours

Autour de moi un instant, et mille et une nuits durant, le temps d’un groupe de seules femmes l’impossible accompagnement.

- Je voudrais tant avoir le choix !

- Moi, je prends tout et ils ne le savent pas… Et des fois cela me pèse, du pied qui en l’air attend vers lui, lui ou lui, le prochain pas.

- Soyons sérieuses Mesdames ! C’est pour du boulot qu’on se voit ! Et de ce côté là, en avant pour les unes et les autres, que le grand vide il y a…. Au moins pour moi tout est écrit : je note et garde, sans distinction, même ratures. Surtout ne jamais effacer. Et retrouver ce qui en dessous des plus noirs traits j’ai pu garder. Insectes à ma toile épinglés et nourrir des nouveaux lendemains…

- Ma couverture sont des beaux draps, que j’étale au fur et à mesure que le travail j’abats. Mille-feuilles mon matelas.

Et elle est Sultane.

Et à côté, Geisha. Aux baguettes noires qui croque grillons d’un soir. Et faire taire cette insouciance là.

Puis Danseuse d’autres ventres. Et Samaritaine  qui va. Avec sa jarre sur les hanches au puits qui ne tarit pas.

Désirs et feintes de femmes, elles portent comme gants de velours. Et elles se tournent vers moi sur le ring de la vie à mains nues…