Tricheries sacrées

Elle cherche ses couleurs. Pour se donner au monde et recevoir de lui. – Je vous vois rouge, je lui dis. Elle s’enhardit. – Je le vois aussi ! Parce que sinon il est bien vrai que je ne suis en habit qu’ainsi…

De blanc et de noir, de jean et de soie, de creux et d’envie…

Et le rouge, dans toutes ses nuances, de vif à de vin lie, pourrait bien être l’éventail qui souffle la vie.

***

Clown triste.

A l’affiche il rit. Et sa vie il la maquille de mille supercheries.

Seulement, face à moi, si proche et si démuni, les étoiles de ses yeux filent en larmes d’alchimie. Tant mieux. Je gagne sa planète penchée à la margelle de son puits. Et elle n’est pas reflet troublé mais grain de sable à venir. Perle qu’aux creux de ma peau il confie.

Auguste ami.