De rien

Comme un jardinier zen, et son râteau suspendu, à la seule pulpe de ses doigts, il me dit déplacer des petits tas. Mais ce sont des montagnes qu’il entreprend de sa seule foi.

Et il veut me rendre grâce de le lui re-connaître et de moi naître à moi.

D’un bol tibétain, au creux de la paume de ma, à gauche, main, il tente ce qu’il peut de son seul regard.

Depuis si longtemps déjà. Car, ce sont bien ses vibrations à lui, qui équilibrent en moi.

Tremblé partagé fait que le « nous » soit.

Et c’est les mains vides, qu’avides, les corps chantent et dessinent autour.

Pure création. Rien à rétablir. Art qui, mais connu, n’existe sans nous.

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