Sa vie affiche complet, et pourtant… Il se prend, des fois, dans ses rêves à jouer le tendre videur et faire rentrer, malgré tout, cet amour qui est incongru. Il se réveille halétant et découvre la fenêtre qu’il a oublié de fermer et qui faisait courant d’air. Et il ne bouge surtout pas. Son parfum à elle semble flotter dans l’air frais… Ou bien c’est qu’il rêve encore. Et dans un cas comme dans l’autre, il prend le temps qui lui manque.
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Quand on aime pour la première fois intensément, on est trop petit pour le faire et on a la vie devant soi… Quand on redevient enfin capable d’éprouver, au plus fort, ce sentiment, la vie pousse déjà fort derrière nous… et on est trop grand « pour ça » !
Un temps d’avant, un temps d’après et cet interminable entre-deux dense et pasionnant; le temps des rêves et des phantasmes.
Et le cycle se répète, et, à chaque tour, il renforce ou entame, pour avoir été, parfois, trop souvent, trop grand avant, et se sentir alors trop petit, après…
Je suis encore, moi, simplement moi, parce que je le peux, parce que je le veux, ici et maintenant, dans ce temps d’incertains, dans ce temps de l’enfance choisie, libre de devenir, en un temps, un instant, l’adulte attendu.