Denis Marquet par le Désir

Il peut être Denis Marquet, thérapeute et accueillant, comme il peut être Tariq Demens. Philosophe très insolent. Et inversement.

Il n’aime pas les histoires qu’on se raconte en vivant.

De lui même, il en a, au moins, deux versants. Puis, la vérité si je mens.

Qui est Denis Marquet ? : le lien.

Il aime se vivre en narrant. Ecrivain et enseignant.

C’est ce qu’il fit, hier soir, au 104, pour psys et coachs. A André je suis reconnaissante de la découverte et partage de son angélique amant. Car c’est ce qu’il fait, Denis, aimer et s’aimer.

Au mélancolique déni de son genre, il a préféré le désir : désin-e-moi un « r » de liberté à la place du nom.

A partir de ses plus récents ouvrages,

Elements de philosophie angélique,

Nos enfants sont des merveilles ou Les clés du bonheur d’éduquer,

Un exposé qui n’avait que « l’air » d’un diagnostic et prescriptions.

Au Désir invitation.

Comment notre époque nous rend malades… Et de quelle manière en guérir?

Le sujet postmoderne et sa névrose

Nous vivons aujourd’hui dans une société marchande, qui promeut le seul modèle humain du consommateur. Le monde est un village, le temps se réduit à l’instant, l’individu est origine de lui-même et mesure de toute chose. C’est toute la psyché qui s’en trouve transformée. Nous assistons à l’émergence d’un nouveau sujet, très différent dans ses symptômes de celui décrit par Freud. Nous décrirons ce sujet postmoderne et les différents aspects de sa névrose. Nous proposerons des pistes pour une démarche de guérison adaptée à l’époque présente. Nous tenterons de montrer en quoi la situation, aussi périlleuse soit-elle, constitue une opportunité pour le devenir humain dans toutes ses dimensions.

Ce que j’ai aimé caresser :

Votre façon de nommer, la structure psychique, mélancolique, du masculin. Ce ne sont pas des « névrosés obsessionnels » que je rencontre en mon métier, mais bel et bien, des hommes tristes à mourir, ce sont. Emplis de désir second.

Votre lucidité du pervers : il n’est pas que pervers. Il est touchant, joyeux, vivant. Dans une stratégie perverse qui l’enferme au demeurant. Sauvez votre peau

Votre émerveillement de l’enfant. Pure pulsion. Et aussi désir. Donc abandon. A ce qui est, à celui qui le prend. Et aussi et encore, pure création. Dès qu’il s’exprime en coloriant, vide sur feuille, sur murs, en l’air, son intérieur mouvement.

La rencontre du thérapeute et son patient, à partir du désir du thérapeute du désir du patient. Nulles résonances, peurs, projections. Pur accueil. Pur don. Et à deux création. Encore et encore.

Ce que j’aime à contre-sens :

Ce n’est pas tant le manque de re-père-s institutionnels et le lâcher pulsionnel, vers consommation forcenée, qui mettraient en difficulté « la santé par la névrose », mais, à mon sens, le partage, de guerre lasse, d’une culture, et surtout modes. Uniformes, normalisantes. Stérilisantes, moroses.

L’interdit est nécessaire pour s’ingénier à s’y soustraire. Art et créations éphémères.

La contrainte sociale, inversement, est facilité première. Puis passages à l’acte. Oui. Comme vous le dites.

Trop de jouissance est souffrance, et son absence soudaine.

J’aimerais vous écouter sur l’amour entre deux êtres, homme et femme, adultes et libres de l’être. Nulle névrose de transfert, tout à créer et honorer.

Car éduquer nos enfants, au singulier et en merveille, est un pari pour demain. Et aujourd’hui c’est avec lui, l’homme avec qui je vis, que je m’élève.