La trouille fondamentale

« Au départ, un individu lambda, le personnage de l’histoire, se trouve contraint de sortir des cadres de l’existence ordinaire. Sur son chemin, il fait de bonnes et de mauvaises rencontres et il connaît la confrontation avec ce que ma psychanalyste appelait avec truculence « la trouille fondamentale ». Une ordalie finale décide de la vie et de la mort et de ce qui, du Bien ou du Mal, l’emportera. Les situations vont du vraisemblable – voire de la réalité dans le cas d’Erin Brockovitch – au fantastique. Le récit nous fait frôler l’abîme lorsque, à force de difficultés et de déceptions, le héros est tenté par le désespoir. (…) Or, c’est justement de vaincre le désespoir lui-même qui va fonder véritablement le héros.

(…)

Alors, maintenant, qu’on le voie comme une aveugle météorite, une créature de cauchemar, une organisation cynique, un système mafieux, un représentant des forces du mal ou un souverain ivre de pouvoir, quel est le monstre que de nouveaux héros devront combattre afin de ramener l’harmonie ici bas et de redonner à la vie terrestre charme et jaillissement ?

En quoi, dans ce combat, les héros devront-ils se méfier de devenir comme leur adversaire ?

Faudra-t-il enchaîner le monstre, le domestiquer, ou le détruire ? Quelle est la « trouille fondamentale » qu’ils devront traverser ? Et – quand même! – où sont les Hobbits qui délaisseront leurs aimables distractions pour prendre le risque de l’aventure. »

Par l’excellent Thierry Groussin, dans son blog Indiscipline Intellectuelle.

Et pour coacher avec ses démons  et aller jusqu’au bout de la peur

C’est à l’Atelier

De l’Art de Changer

Avec Eva et André