L’éternité en soi

Je dis à Walser qu’il y a des femmes que l’on rencontre pour une seule nuit, quelques mois, quelques années, d’autres que l’on côtoie une vie entière, et qu’elles ont toutes ce point commun de n’être pas oubliées. Elles reposent dans un coin de nos mémoires, comme de précieux bijoux que l’on aurait portés et qui ne seraient jamais altérés.

-Appelons-les nos éternelles, répondit-il.

Au bout de ce nouveau voyage qu’est Les Eternelles d’un Yves Simon toujours à la dérive des sentiments, il y aura la femme qui attend, et dont on taira tout ici car elle est une clé de ce récit et de celui que je me raconte aussi.

Des récits qui, en profondeur mais sans charger, s’insinuent dans les pensées, et jusqu’à cet endroit palpitant où naissent désirs et doutes.

De ce livre, où Yves Simon commençait à, lui-même, librement s’ébaucher – En compagnie des femmes en est son autobiographie assumée-, s’élève une mélodie qui lui ressemble, et qui me rassemble : vibrante et sensuelle, légère et inoubliable. Une éternelle encore…