Profanes liaisons

« Premier lever de soleil
Il y a un nuage
Comme un nuage dans un tableau »

Il aime créer et offrir des haïku, à partir de ce qu’il devine de chacun. Et il le fait pour ces quatre là, qu’il a choisis, car celui qui a raté sa vie a enfin compris que c’est le frottement de sa vie a d’autres vies qui en fait le chemin vivant.
Seulement, les mots avec lesquels ils les enferme, comme il le fait dans sa maison, se trouvent vite dépassés par leurs respirations.

« Octave lui dit Je ne suis plus sûr que ce haïku vous convienne. Peut être à votre retour, en aurai-je trouvé un autre pour vous. »

C’est dans la liberté retrouvée que se donne à voir le lien éprouvé. Et que le nuage n’est plus contrariété du matin. Il aime poser.

Jeanne Benameur
Profanes
Actes Sud

Jeanne Benameur se lâche définitivement. Les soupirs déliés de sa prose d’avant. L’ancrage de ses récits au fond d’un gouffre entêtant  « c’est une perfection ».  Soufflés ! Place aux haleines échangées. A l’absurde et au partagé, même en lambeaux. La vie, la peau.

« C’est du frottement de ces vies imparfaites qu’Octave Lasalle cherche à être enseigné, retournant ainsi les Évangiles. C’est de ces points de contact improbables qu’il attend les seules épiphanies possibles. Des épiphanies profanes. Humbles. »

Mot de l’éditeur

Et de moi un seul mot : re-co-naissance

Amour pour seul ancrage en gouffre encore plus haut. Erreurs pour seul balisement.