Renoirs…

Il y a la musique, la lumière, la photo, le libre mouvement. Exceptionnels. Mais il y a aussi comme une imperfection dans l’histoire. Celle du vivant. Des plans séquences de peinture à répétition, entêtants. Des images parasites, comme volées. Du beau comme de la mort. Des brisures dans les voix. Jusqu’à des silences. Y compris les prénoms. Passés sous lui. Les visages trahissant.

Il y a un homme sans les mains. En poil de martre sa virilité. Et une femme sur divan. Et il y a des enfants.

Des jeunes filles en fleur et d’autres consommées, fanées. Des garçons amputés. Castrés. C’est le mot.

C’est l’ombre du père, le grand Pierre-Auguste Renoir dit-on.

Mais cet homme n’est rien sans celle qui l’a rendu un adulte-enfant-tyran : son épouse, morte à l’instant. Comme le fit peut être une autre, précédemment.

La mère abusive.

C’est cela l’ombre véritable, qui plane, sur cette tragédie masculine, de père en fils à côté de la vie ; croquer le fruit, et jamais aux branches du fruitier ami se laisser bercer d’amour.

Grandir surtout, rencontrer la femme adulte aussi, et cultiver un jardin ensemble et plus.

Mais la présence toujours, même si symbolique, de cette Jocaste par delà la mort, n’apporte d’autre délivrance que l’éternelle répétition : passeurs de création mais jamais de la vie.

Pierre-Auguste, Jean. Et Jacques de nos jours… Pulsion de mort.

Re-noirs longtemps.