Sur la route c’est maégique

« On trace la route, on oublie parfois
Que l’amour est bien souvent en bas de chez soi
On change de route sans savoir pourquoi
On sait pourtant que la mort l’emportera

Et si tu voulais bien te poser
Un peu sur mon épaule
Je t’emmènerais loin voyager
Au sud comme au nord du pôle

Alors moi je vis et souris à tous ces gens
Qui veulent bien se prendre la main
Alors moi je vis et souris à tous ces gens
Qui veulent bien faire un bout de chemin »

Cela ne vous surprendra peut-être pas de me savoir hier à Bercy entourée de mes enfants et de milliers d’amis, tous pris par les mains et le sourire aux lèvres, pour tracer la route avec ce guide sans aucune prétension qu’est Christophe Maé.

Et rentrer à minuit, mes filles, rien que collégiennes, à moitie endormies. Cendrillons ravies dans mon carrosse pour l’occasion rétabli, -moyennant une heure de queue à la pompe le matin même-, et avoir cet échange en hypnose partagée :

- Ce que j’aime chez Maé c’est qu’il fait ce qu’il lui plait et cela se voit, il partage en toute amitié et cela se voit, et il a un succès qu’on dirait commercial mais qui ne vient que de surcroît. Et qu’il ne change pas ! Il joue les têtes d’affiche devant alors qu’il passe beaucoup beaucoup de temps derrière tous et chacun de ces accompagnateurs sur scène ! Et même derrière chacun d’entre nous…

- C’est vrai ça ! Ce n’est pas un chanteur que nous venons voir mais tout un ensemble de magiciens extraordinaires !

- J’imagine que tu voulais dire musiciens..

- Oups ! Oui !

- J’adore ce lapsus : ce message de ton inconscient qui fait éclore le fond et le vrai : c’est tout simplement maégique !

Il nous a appris que faire des grimaces est la meilleure façon pour bien se préparer à hurler pour de bon ce qui resterait tapi, autrement, au fond du tronc. Comme l’écorce de l’arbre a besoin de failles, de creux, de noeuds et de plis apparents. Et il nous a encouragés à lâcher prise sur les mots et les sens. Il dit : je ne sais pas vous mais moi quand j’entends et chante : co co co hip yeah co yeah co ! cela me chatouille des pieds à la tête, et il suffit que je le danse et cela prend tout le sens qu’il me faut, sans raison.

Juste un mouvement, un élan, qui rejoint ceux des autres et qui nous relie dans le seul avancement qui tienne. Prendre nos main là où l’on est, et parvenir à être ensemble, plutôt que de se prendre en main et fuir ailleurs, seul…