Corps étranger

J’aime imaginer et à chaque instant le redécouvrir en moi et en celui qui avec moi va.

Nos corps savent des choses que nous ne savons pas encore…

Et j’aime aussi me faire rattrapper par ce que j’aurais voulu laisser derrière moi, amputée ne saurait tendre ses mains vers toi, et toi, et toi, et toi.

nos corps savent tout autant ce que nous ne voulons plus savoir.

Pareille à un paysage unique visité par une tendre journée de printemps, avec sa lumière d’un bleu limpide, ses bourgeons d’où débordent des feuilles en chiffon, ses tulipes qui éclosent dans les parcs en violet et en jaune, ses pluies qui bruissent sur un étang, une densité de l’air à rendre fous les chevaux, avec les aigrettes des dents-de-lions, qui voletent à l’intérieur des courants ascendants, Marie était présente à l’intérieur du corps de Frédéric. Mémoire de chair, elle l’habitait, épousait les jointures de ses doigts, l’iris de ses yeux… Cet amour-là avait déposé en lui toutes sortes d’empreintes vives, indélébiles.

 Les éternelles, ces femmes restées à jamais au creux de soi, et par Yves Simon célébrées en Livre de Poche aux pages cornées dont celle-ci, et une autre à venir.

Car c’est ainsi, qu’en atelier d’élan coach, avec ceux qui font les premiers pas en chemin d’accompagnement, il aura, lui, pris temps et soin de ce que corps avancent de soi.

Tel est le fil d’Ariane en partage à l’instant sur le blog d’André de Châteauvieux : « des mots qui tissent un fil de soi pour faire l’expérience de donner et recevoir, du bout des doigts et du creux des mains, pour voyager en émotions et sensations, au dedans et au dehors de soi, pour accompagner l’autre sans plus d’outils ni de soucis. »

Et moi bientôt, en atelier de rendre grâce à ce qu’en coach aguerri lâche, j’offrirai l’espace et l’envie d’un « toucher juste »

Ces deux mots démultiplient les sens de cette rencontre et concentrent l’essentiel à la fois. Mais en voici d’autres détails si vous souhaitez y prendre part :

« Accéder à un toucher aidant, juste et respectueux, c’est acquérir l’art d’écouter et de s’écouter aussi à cet endroit là, et d’accueillir de tout son être chaque client dans sa totale singularité.
Avec la participation de Sylvie Rutten, cadre de Santé, et à ce titre, formée au toucher relationnel, professionnelle du soin tout autant que coach et manager, nous vous proposons d’entre coachs :
• Interroger ce que toucher et être touché(e) implique dans la relation d’aide.
• Explorer l’impact émotionnel du toucher sur soi, en observateur ou en volontaire.
• Modeler une éthique personnelle et amorcer une déontologie partagée de l’approche du toucher.
• Acquérir un positionnement professionnel et une posture interne appropriés.

Une session est prévue le 24 juin au Centre de Paris de 14h30 à 17h30 au prix de 100 euros TTC »

Et apprendre à partir de corps étranger de coach à faire corps à corps avec soi, et que le client s’y retrouve comme en mère aux mille replis, l’éternelle des éternelles parmi.

Je constatai, en la regardant assise auprès de moi sur la plage, que je n’avais jamais vu ma mère nue ou demi-nue, et la chair de ses cuisses, ses bourrelets, sa poitrine opulente, toute cette difformité de l’âge m’attendrirent. Jamain nous n’avions passé de vacances communes en bord de mer et son corps, depuis mon enfance, m’était devenu étranger. De le voir ainsi charnu, vaste accueillant, je me représentai sans peine en son intérieur, lové, lorsque nous étions ensemble, et qu’elle ne connaissait pas encore mon prénom.

Ni d’hier ni de demain, coach est ce qu’est son corps à l’instant.