Dans le vide je m’écris

« Ecrire, c’est flotter dans le vide. »

Rosa Montero

Et là je flotte dans ma vie, et j’écris.

J’écris pour reprendre assise aussi.

Qui suis-je pour vous ? Pour beaucoup, un agent. Tout le contraire du coach ? Qui fait pour le compte du client ? Qui existe dans la relation. Qui devient tour à tour partenaire, exécutant, supérieur ou actionnaire, votre tout premier client. Qui se risque à votre monde comme une petite antenne qui émettrait sa propre voix. Sa propre voix ? Vibrations de bien d’autres mondes où l’antenne se fait étoile.

Alors, acte.  Je suis agent.

Que travaillez-vous à moi ?

Votre regard, vision qui va, vers l’autre, les choses et soi. Loin et là.

Vos faire-quoi. Et de vos mains égrener, votre personnel chapelet de choix. Et votre oeuvre, et votre vie, deux bouts unis. Recommencer à l’envi.

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Par rapport à cette vision, qui est la vôtre en ma présence, et par rapport à vos actes à vous, et à vous seul, ici et là, je ne me veux plus là, ni SUPERviseur de vos pratiques, ni coach de performance et défaillances. Réducteur de vous et voies.

Advisory agent je me veux. Qui est dans l’élan de voir, sans jamais tout à fait vous voir. Ni vous « défini », ni solution « posée », ni le monde alentour et en partage « appréhendé ».

Advisory. Qui voit vers… En latin vulgaire. En américain soigné.

Et c’est cela le progrès.

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Et qui voit sans vous, je me veux. En moi, à l’entour et avec d’autres, en mouvante interconnexion.

Je vais donc ouvrir une agence, que non Cabinet si clos. Je vais ouvrir cette agence qui ad-voit et risque son action.

Et peut-être que ceux qui s’ignorent, qui voudraient ouvrir agence et ad-vision, oseront asseoir dans le vide qu’est devenu le monde des coachs, d’autres antennes-étoiles, d’autres agences en réseau.

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J’écris, peut-être dans le vide. Assise pourtant. Mes assises sont.

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Sculpture de Pascale Marchesini Arnal