D’inconscient à inconscient, s’échouer

Il se réclame des cieux et il est odieux.

C’est Lacan qui exhortait à se méfier d’un discours intérieur… Mais méfions-nous surtout de nos façons en société :

- Je suis arrangeant c’est tout !

Des mots bien pensés : je vous en prie, après vous, je ne me permettrais pas, volontiers…

Et cette langue de bois que mon client l’autre jour pointait, n’est qu’un apprentissage, pour plaire, de nous, au plus odieux.

- Ce n’est pas ça alors ?

Ma cliente aussi veut composer : avec ce qui est attendu, ce qui l’encenserait.

Ce n’est ni ça ni là, c’est quelque part enfoui en chacun de nous : notre seule vérité.

Alors, si lui, pour survivre, il devait tout accepter, y compris le pire, sous ses yeux ; et si elle, pour exister, elle devait tout savoir, agir, s’expliquer ; en leur for intérieur, l’inenvisageable et l’absurdité hurlent comme des bêtes emmurées. En fort d’extérieur, façade prévenante et patient échange arborés.

Malgré eux, meurtrières et gargouilles, d’inconscient à inconscient, échouées.

Il se réclame des cieux et il est odieux.

Elle est outre-mère et nous pompe l’air.

Comment réanimer l’être vivant sans « le tuer » ?

A suivre