Il était une fois, deux fois et plus

Le regard mauvais. Quoiqu’elle fasse. Elle est dépositaire du regard mauvais de l’autre. Peut-être que si elle ne lui offrait pas ses yeux, l’autre n’y déposerait pas tout ce qu’il a vu d’effroi, ailleurs, avec l’autre qui à son tour vidait l’effroi.

Aujourd’hui elle passe sa journée au soleil. Éblouie, elle voit mal encore longtemps après. Cela la repose. Le soleil lui enlève le regard. Le sien et celui de tous les autres.

Pour l’écoute cela est plus compliqué. Elle a l’ouïe fine. Elle entend même ce que tait l’autre. Non qu’elle soit douée d’une quelconque médiumnité, mais que de tant s’ouvrir à la possibilité d’un inconscient, – en psychanalyse en face à face et que le regard transfère l’effroi jusqu’à le réduire à néant -, de tant et tant s’entendre au fond, libres associations, elle entend tout autant, de l’autre, l’inconscient. Cette partie de nous, inaccessible après dix ans, est devenue l’instrument de sa profession.

Inconscient instrumental est l’outil du coach. Non seulement voir l’effroi, mais sous-titres contredisent la bande son.

Et aussi, des fois, surdité la prend. Elle fait répéter à son client. C’est qu’il est prêt à s’entendre. Quand il répète il s’apprend ! Et qu’elle peut fermer les paupières des oreilles un court instant.

De retour, ce n’est plus l’effroi qui est. C’est la douceur de la voix, et du regard, apaisés.

- Nous allons nous arrêter là.

Quand survient la délivrance, autant que les dépositaires soient les proches, et aimés, de l’autre. Et qu’il revienne en séance re-déposer seulement les autres scories attenantes. En elle, vaillante. Virtuose d’un instrument invisible et si grandiose.

L’inconscient instrumental.

Enseigné à l’Universite du Coaching par André, et bien d’autres initiations en nos groupes en duo. L’outil inné et réapproprié du coach.