Dans cet extrait d’un cours professé à la Sorbonne, faisant partie des textes clés de l’apprentissage de la philosophie aux jeunes d’aujourd’hui, comme récemment au Bac 2012, Merleau Ponty commente ce que le psychanalyste Jacques Lacan appelle « le stade du miroir ».
Pourquoi la reconnaissance par le jeune enfant de son image dans le reflet du miroir entraîne un véritable bouleversement ?
Celui vécu par les participants à la première édition d’Image & Imagos. De se voir aujourd’hui, adultes accomplis, au-delà des limites du miroir, et de ceux persistants malgré la prolifération de moyens photo et vidéo numériques accessibles à tous.
Seulement une professionnelle de la « prise de vie » comme Mathilde Vaccaro, et le travail « l’air de rien » mais en profondeur du coach psychanalytique que je suis, permettent de revivre, et en conscience, l’originel ébranlement : de la découverte de soi, et de cet autre, qui nous possède du regard…
« La compréhension de l’image spéculaire consiste, chez l’enfant, à reconnaître pour sienne cette apparence visuelle qui est dans le miroir. Jusqu’au moment où l’image spéculaire intervient, le corps pour l’enfant est une réalité fortement sentie, mais confuse.
Reconnaître son visage dans le miroir, c’est pour lui apprendre qu’il peut y avoir un spectacle de lui-même.
Jusque là il ne s’est jamais vu, ou il ne s’est qu’entrevu du coin de l’œil en regardant les parties de son corps qu’il peut voir. Par l’image dans le miroir il devient spectateur de lui-même. Par l’acquisition de l’image spéculaire l’enfant s’aperçoit qu’il est visible et pour soi et pour autrui. Le passage du moi interoceptif au » je spéculaire « , comme dit encore Lacan, c’est le passage d’une forme ou d’un état de la personnalité à un autre.
La personnalité avant l’image spéculaire, c’est ce que les psychanalystes appellent chez l’adulte le soi, c’est-à-dire l’ensemble des pulsions confusément senties. L’image du miroir, elle, va rendre possible une contemplation de soi-même, en termes psychanalytiques d’un sur-moi, d’ailleurs que cette image soit explicitement posée, ou qu’elle soit simplement impliquée par tout ce que je vis à chaque minute. On comprend alors que l’image spéculaire prenne pour les psychanalystes l’importance qu’elle a justement dans la vie de l’enfant. Ce n’est pas seulement l’acquisition d’un nouveau contenu, mais d’une nouvelle fonction, la fonction narcissique.
Narcisse est cet être mythique qui, à force de regarder son image dans l’eau, a été attiré comme par un vertige et a rejoint dans le miroir de l’eau son image. L’image propre en même temps qu’elle rend possible la connaissance de soi, rend possible une sorte d’aliénation : je ne suis plus ce que je me sentais être immédiatement, je suis cette image de moi que m’offre le miroir. Il se produit, pour employer les termes du docteur Lacan, une » captation » de moi par mon image spatiale.
Du coup je quitte la réalité de mon moi vécu pour me référer constamment à ce moi idéal, fictif ou imaginaire, dont l’image spéculaire est la première ébauche. En ce sens je suis arraché à moi-même, et l’image du miroir me prépare à une autre aliénation encore plus grave, qui sera l’aliénation par autrui. Car de moi-même justement les autres n’ont que cette image extérieure analogue à celle qu’on voit dans le miroir, et par conséquent autrui m’arrachera à l’intimité immédiate bien plus sûrement que le miroir.
L’image spéculaire, c’est la matrice symbolique, dit Lacan, où le « je » se précipite en une forme primordiale avant qu’il ne s’objective dans la dialectique de l’identification à l’autre. »
M. Merleau-Ponty, Les relations à autrui chez l’enfant, éd. Les cours de la Sorbonne, pp.55-57.
Alors que le narcissisme est de nos jours banalisé et restreint, à une recherche esthétique et individualiste ; les idéaux du moi détournés vers des quêtes vaines, il fait bon en retrouver l’originel sens, de ce qui est avant tout détachement de soi, et capacité d’abstraction. Socialisation, et courage relationnel au fond !
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Elle a grandit à Avignon, a étudié au conservatoire d’Art Dramatique de 1999 à 2002, puis elle monte à Paris, devient comédienne et photographe de plateau puis photographe portraitiste car « j’ai eu l’envie de voir de l’autre côté de l’objectif, d’en découvrir toute la discrétion, la bienveillance afin de mettre le modèle en lumière. Laisser la place à l’autre, tout en assumant celle de devoir réussir l’image ». Elle, c’est Mathilde, et Mathilde est unique.
Elle, qui est Eva cette fois, est peut-être coach, ou peut-être artiste, ou peut-être juste une grande amoureuse. De la vie, en vous, ici. Hautes études, brillantes responsabilités, et, un jour, l’envie d’être juste Elle, et de vous auprès.
Prochaines dates dès Septembre 2012. Réservez tout simplement en prenant Contact.
