Je m’attends à voir Blanche-neige endormie au milieu de la pièce tant il semble concentré et sérieux.
Comme l’Ange qui la veillerait ? – Tanakia, à mon tour, de sorcière, je vous surprends… Permettez-moi d’en dire plus long sur cette enfant.
Née du sang rouge de sa mère sur manteau d’hiver. De pomme rouge étouffée.
Est-elle dans la pièce alors ? Mais, comme vous le dites, non. Ou alors, l’urne transparente et la femme, si lumineuse, même éteinte, se perdront dans le grand blanc. Déversé par tant de verre, et en pente douce plafond…
Je la connais bien, Blanche-neige. C’est pourquoi je me permets. Comme si je l’avais faite. A partir de mon ventre, elle possède tout mon être, à chaque aube à paraître. Et à chaque orée du jour, sortie du bois pour louve hardie, je lui redonne le souffle, et le sang, et peut-être le temps d’aimer, un pas de trop.
Alors à vous je le dis.
Si une nuit j’y restais, dans le bois sauvage à vie, retournez vers l’aiguilleur du ciel, armée de courage et d’envie, et qu’il descende bien à pic. Lui seul pourrait épingler ce qui, dans mon corps de bête, d’humain il resterait peut-être. Et faire renaître l’enfant de mon âme à l’abandon sur manteau fleuri de printemps. Et que ne soit plus de livide cadavre son sort.
Que le chagrin de l’Ange soit dissous et que le sourire d’un autre enfant comme vous vous attende ainsi au bout… Des cent marches et mille cordées de nuages libres autour.
Plaisir de me prendre au jeu, de sorcière et de dragon, ou c’est selon, de bonne fée, d’ange et projections. Et auto-psy à l’unisson. TanakiAndrEva. Cordée que j’aime. Chacun libre au vent.

Eva, je vous ferai une réponse de démon ou de lutin ce soir ou demain. j’ai beaucoup ri, d’autant plus ri que le tête de votre Blanche neige est presque exactement celle du smiley « ange » de mon mobile ! Délicieux.
En vous lisant j’ai encore du Higelin dans la tête, à creuser ! Tête en l’air pour être précise ;)
Blanche Neige est arrivée par hasard, un fantôme laiteux parmi d’autre; Assemblage hétéroclite des fragments de ceux, de celles qui ont laissé là un petit quelque chose d’eux. La pomme de la distanciation a parfois cet effet là.Faire tomber les oripeaux, détacher des fragments inutiles, coucher les rêves douloureux dans des cercueil d ‘oubli. Sous d’autres cieux, ces portions là de soi sont accrochées en guirlande et offerts au vent des steppes qui les dissout patiemment.
Quelque chose est là qui dort aussi, qui peut être se réveillera, se rehaussera de couleurs, quand l’hiver de la nuit intérieure prendra fin. Il restera alors à la place des poussières d’étoiles qui s’égareront dans l’infiniment flou…
En ce jour d’atelier d’exploration du toucher coach j’emporte en mon coeur vos mots et là-bas, avec elles et eux, faire tomber les oripeaux, détacher fragments inutiles, coucher rêves, réveiller en-vies qui inter-dites nous relient : guirlande et traînée, aurore boréale, infini.
Merci à vous infiniment…
Eva, le toit de verre là-bas, entre soi et le ciel, me fait penser à ces mots dans ce livre dont des pages et des pages sont cornées :
« la fontanelle, cette fine paroi entre les premiers songes et le ciel, à nouveau fragile et tendre… » p. 201 Les Éternelles, Yves Simon.