L’accompagnement n’est que supervision, et en groupe c’est encore mieux !

Ils l’ont fort vite et bien compris et nous le renvoient dès les premières séances en supervision coach :

- Alors ! ce que nous faisons partout, c’est de la supervision !

Supervisions de managers, de dirigeants, de porteurs de projets et d’équipes, de créateurs, de développeurs, d’autres coachs qui nous font confiance. Voir enfin. Dedans-dehors.

Mais ce que nous faisons en groupe avec vous, et qui est analyse de pratiques, et de nous, comment pouvons nous là-bas le reprendre ?


SOUS LE DIVAN, LE GROUPE

Nos aînés, les psys, qui pratiquent l’analyse en groupe depuis bien avant nous, d’évolution ou de thérapie disent-ils, inextricable à l’avance ; de co-développement, de parole ou de pratiques, fringantisons-nous ; savent bien que, ce faisant, ils « allongent sur le divan », pour le retirer aussitôt !

- « Sous le divan il y a le groupe » : tous ceux que le patient amène en séance, introjectés et en conflit toujours en lui.

Au sein du groupe, point de divan, mais une régression certaine, d’être face à tous ceux et celles que l’on craint tant, et d’un seul coup. Puis, en même temps, la conscience d’autre chose, possible, une construction aussi. Et les deux plans cohabitent sans disruption.

(Source la revue trimestrielle CONNEXIONS #31 1981 – Groupe analyse et groupe Balint)

Quoi que vous fassiez, ou que vous interveniez, vous avez affaire à cet individu qui « se plaint », de l’organisation, de son chef, de ses collaborateurs, de la finance et le marché, et qui en même temps se réalise et se débat pour faire avec eux. Ils détiennent de lui-même toutes les clés…

Constituer un groupe « spontané », ni hiérarchique, ni fonctionnel, tel que du chaos intime il se crée, et l’animer selon un processus régulier, présente l’avantage de, ce double mouvement, mettre en forme, et le fond toucher.

TOUT SE DIRE, TOUT ECOUTER

La seule règle fondamentale en groupe – là où, sur divan domine le silence, l’abstinence de toute action, et l’association libre d’idées, sans questionnement préalable -, est d’établir un tour de parole, dans le cadre duquel, chacun, dire toujours ce qui vient, comme cela vient, et l’écouter des autres. Sans censure. Sans acharnement. La régulation est naturelle. L’écoute sensible de l’animateur en retrait, permet de relever, de session en session, ce qui aurait pu se glisser de l’inconscient de chacun dans le propos : maillage subtil du discours, liens abscons, liens manquants.

La jubilation du groupe est que celui qui travaille s’exprime en polyphonie. Et que l’interprétation de l’analyste est déjà riche du simple récit de cette polyphonie. Les participants s’écoutent : l’animateur permet, à chaque participant au travail, de s’entendre. Un deuxième animateur, superviseur de la supervision en temps réel, permet de plonger dans les angles morts, négatif de ce qui se dit, source intime de soi.

FACE AU GROUPE, DEUX ANIMATEURS

L’animateur face au groupe vit aussi, pour et malgré lui, ce double mouvement régressif-constructif. En quête de compromis il évite sa régression, et risque de ne pas « comprendre », prendre avec lui, celle d’autrui ; en curiosité sur lui, avide de son propre manque, il oublierait d’affirmer la construction en dehors de lui… Et le groupe le lui ravit !

A deux, chacun peut se permettre spontanément régressions et ressaisissements. Avec André, nous savons que la désignation à l’avance de l’observateur est un leurre. Nous nous régulons surtout et avant tout en tant que duo, groupe vivant, et ensuite seulement régulons le groupe en majeur. Et nous nous régulons facilement en transparence vis-à-vis du groupe, sous-groupe miroir nous sommes. Co-animer n’est jamais consensuel.

VOTRE CLIENT EST SA COMMUNAUTE

Tout simplement alors, rencontrez votre client, que ce soit à votre demande ou à la sienne (s’il vous reçoit c’est qu’il est en demande latente), proposez-lui de réunir sa communauté actuelle, reflet de celle de jadis, mais cela il ne le sait guère ; présentez-leur votre alter-égo, celui dans l’altérité assumée, dans la différence, dans la co-animation, absolument, et déterminez ensemble la régularité des rencontres.

Le cadre de l’exercice annuel est naturel, en organisation, en communauté de vie. Années anniversaire. Si rolling quarter s’impose, prenez toujours. Epousez l’environnement… Pour mieux en faire la supervision.

LE COACH EST COACH D’ORGANISATION

La supervision de l’un, et de sa communauté, de leurs ailes, et de leur terreau, est la mini-serre d’une jungle : l’ organisation. Effet papillon… Rayonnement souhaité. Luxuriant.

**

Le prochain conciliabule de papillons coachs, supervision à la carte et en duo, aura lieu le 18 janvier, de 14h à 17h30, en bord de ciel.