L’innommable

Elle est sans nom et sans âge au moment où elle me parle. Même son prénom subit l’entaille. Et elle ne peut que répéter. Et sa quête est absolue.
Mais là, nous avons support : huile sur toiles. Sans signature. Sans hésitation aucune dans ce qu’elles posent sous nos yeux.

- Pourquoi peins-tu la vie ?

- Parce que j’aime la couleur… Parce que nous sommes tous de la partie.

Et elle cite ses aïeux. Elle déploie leurs créations en parfait alignement. Quel « je » peut être le sien est, alors, l’en vie qui vient…

- J’ai un problème de place. – La sentence est couperet.

Et c’est lui, à mes côtés, qui, d’accompagnement et d’humaine loi, prend le relais charnel :

- Il n’y a pas de problème. Juste une énigme à résoudre.

La nuit est bien avancée.
- Je vais encore en rêver !

- Tu en trouveras quelques clés… Et l’amour, à tes côtés.