Hymne à la joie

La joie de vivre partage ma vie depuis peu. La peur de la mort le lui a laissé place. Petit à petit. Pas à pas, d’un long cheminement, toujours en suspens. Psychanalytique en moi et d’ouverture aux autres, et au-delà.

Aujourd’hui j’accompagne des « vous » et des « voies ». Des créateurs, des entrepreneurs, des artistes, des décideurs, et d’autres accompagnateurs. Cheminements croisés. Tous ceux qui, dans leur lien aux autres et au monde, ressentent la douleur profonde d’un lien qui manqua une fois. Une seule fois. A l’origine. Et qui à jamais restera. Travail. Tâche. Trace. Oeuvre qui va.

J’ai aimé découvrir que la douleur ne fait ni bien ni mal en soi. C’est nous qui la vivons, à chaque événement, en couleur rouge ou noire. En rouge ce serait l’accouchement naturel d’un enfant, l’effort physique d’un exploit sportif, la quête ardue d’une avancée intellectuelle. En noir, l’étrangeté, la déroute, le déni, et tant d’autres abandons. Petites morts.

La joie, elle, est de vivre. Inconditionnellement vivre. Vivre ce qui est. Vierge de couleurs. Tracée de notre main, et celles autour de soi. Vivre ensemble. Vivre seul. Et mourir en se disant cela : je laisse ma joie au monde, je laisse ma joie en toi. Et toi, et toi, et toi.