Monstres sacrés

C’était le 6 juillet, pour coacher avec ses démons le rendez-vous insensé.

Et vous, sensibles à l’appel d’air…

Il se reconnait dragon ailé. Lave qui crache aux plus hauts sommets. Qui reste aussi larvée…

Et elle, tout contre lui, à cet endroit enfoui, s’endort. Sur son plus tendre flanc. Poussière d’argent au vent. Mais ce n’est qu’une des têtes, de folle hydre sauvage, qui cède à rêve d’enfant. Un instant.

Déjà tête d’à côté voudrait tâcher de jaune autant de sang qui pleure. Pincer en pinceau de soie quelques cheveux de soi. Mélanger. Etaler. Tracer. Aurore boréale avant bleu nuit qui éteint, recouvre envies d’ailleurs. A jamais.

Et il y aura d’autres têtes, à couper ou à laisser. Et il y aura, tout autant, poussées et sauvages contrées. Et nous serons ensemble, toujours monstres sacrés.