Coaching de Dirigeant : j’ai rencontré un pervers polymorphe

Il a fait une belle carrière… d’opportuniste, lui aurait déjà rétorqué, un coach jadis rencontré. Il prend des rôles mal définis, ni assez business ni assez politiques. Et il en réussit les fragments épars. Il lui en échappe le sens global. Existe-t-il en réalité ?

Il sait partir « se faire violence » en expatrié. Et revenir quand la violence « à la maison » redevient plus forte qu’ailleurs. Il se croit un passé trouble de famille, et il rêve d’un avenir de lui « pas clair ». Il « travaille sur lui » sans cesser. Il se veut parfait dans sa cage doré. Aux barreaux sciés.

Et aujourd’hui, face à nous deux, accompagnateurs – puisqu’ils nous a voulu deux, et pas tout à fait coachs, ni psys, qu’il est davantage que nous -,  aujourd’hui en séance, sans plus de préliminaires, il rit et jouit de toutes ses expériences, de ses ratages aussi. Et il enrage, d’en enfant libre, comment poursuivre ? Et il nous l’exige aussi.

Alors, il est tard, et nous aimons, avec André, dès qu’il est parti se coucher, le rêver astronaute et rechercheur d’une molécule de demain, shériff derrière son étoile et pionnier désargenté, influenceur d’un autre monde par delà les GPS d’organisation périmée.

Et qu’est-ce que cela fait du bien de rencontrer un pervers polymorphe haut dirigeant à accompagner ! Enfant libre à jamais. Vrai dirigeant de demain.

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La perversion polymorphe est le nom donné par Freud au polymorphisme d’une jouissance qui est le propre de l’enfant, et cela change des pervers narcissiques drôlement !