Taire la chair enfouie,
Pour que nous seuls sachions,
Que l’âme fond,
Dans l’incandescence de nos corps en vie.
eva
Posted février 13, 2012 at 12:07
Sage au milieu de sa meute, qui se déplace en troupeau, Loup n’est qu’un songe que Biche a égaré pour de bon. Qui le fauve et qui la prise ? A qui le sang et l’élan ? Dans la neige, plus les traces sont profondes, plus l’animal se confond. Que fondent les âmes entre elles, brûlent de la chaleur des corps, et retrouvent elles entre elles le goût des tout premiers temps. Peut être alors qu’au printemps…
; )
Frédéric
Posted février 13, 2012 at 5:49
Cela voudrait être un baiser carnassier, longtemps attendu, toujours espéré, il caresse la peau neigeuse d’un corps en abandon, offert à l’appétit vorace d’une faim insoumise.
Les mains qui effleurent laissent des traces de feu en sillons brulants de désirs fauves, elle trésaille et s’égare de sentir son emprise, la flamme de sa soif inassouvie.
Des premiers temps remontent des souvenirs et des rêves non vécus de fureurs oubliées dans une sagesse grégaire. Au printemps, oui, certainement …
:-{}
eva
Posted février 13, 2012 at 9:10
:-*
eva
Posted février 15, 2012 at 8:28
De Tanakia, de la mort le baiser glacé, et cesser de gambader… Ou plutôt, l’invitation à le faire en toute conscience et comme un ballet, d’ensemble et en lien.
Et qui de l’amande ou l’amant serais-tu ? Et toi, et toi, et toi ?
« Il s’est aventuré seul dans le soleil de la forêt, nu comme un vermisseau nouveau-né.
Il a demandé aux fleurs la permission de les cueillir, goûté quelques baies, lappé l’eau fraiche, poursuivi tout le jour oiseaux et lapins de ses jeux .
La nuit est venue avec son manteau froid, les animaux se sont tus, et les arbres aussi. La solitude est devenue un peu plus épaisse et poisseuse.
Il grelottait en silence attendant patiemment que la nuit passe.
La forêt a déposé à ses pieds une bogue de châtaigne à peine ouverte et odorante, le lait de la gousse avait pris corps, délicat croissant de lune.
Il s’est penché délicatement, a posé ses fleurs en offrande, et la bogue s’est ouverte plus grand, il s’est faufilé dedans pour se réchauffer à ses tanins. L’amande était devenue femme. Elle a ouvert les bras pour l’accueillir.
Taire la chair enfouie,
Pour que nous seuls sachions,
Que l’âme fond,
Dans l’incandescence de nos corps en vie.
Sage au milieu de sa meute, qui se déplace en troupeau, Loup n’est qu’un songe que Biche a égaré pour de bon. Qui le fauve et qui la prise ? A qui le sang et l’élan ? Dans la neige, plus les traces sont profondes, plus l’animal se confond. Que fondent les âmes entre elles, brûlent de la chaleur des corps, et retrouvent elles entre elles le goût des tout premiers temps. Peut être alors qu’au printemps…
; )
Cela voudrait être un baiser carnassier, longtemps attendu, toujours espéré, il caresse la peau neigeuse d’un corps en abandon, offert à l’appétit vorace d’une faim insoumise.
Les mains qui effleurent laissent des traces de feu en sillons brulants de désirs fauves, elle trésaille et s’égare de sentir son emprise, la flamme de sa soif inassouvie.
Des premiers temps remontent des souvenirs et des rêves non vécus de fureurs oubliées dans une sagesse grégaire. Au printemps, oui, certainement …
:-{}
:-*
De Tanakia, de la mort le baiser glacé, et cesser de gambader… Ou plutôt, l’invitation à le faire en toute conscience et comme un ballet, d’ensemble et en lien.
http://tanakia.wordpress.com/2012/02/14/mourir-au-monde/
Et qui de l’amande ou l’amant serais-tu ? Et toi, et toi, et toi ?
« Il s’est aventuré seul dans le soleil de la forêt, nu comme un vermisseau nouveau-né.
Il a demandé aux fleurs la permission de les cueillir, goûté quelques baies, lappé l’eau fraiche, poursuivi tout le jour oiseaux et lapins de ses jeux .
La nuit est venue avec son manteau froid, les animaux se sont tus, et les arbres aussi. La solitude est devenue un peu plus épaisse et poisseuse.
Il grelottait en silence attendant patiemment que la nuit passe.
La forêt a déposé à ses pieds une bogue de châtaigne à peine ouverte et odorante, le lait de la gousse avait pris corps, délicat croissant de lune.
Il s’est penché délicatement, a posé ses fleurs en offrande, et la bogue s’est ouverte plus grand, il s’est faufilé dedans pour se réchauffer à ses tanins. L’amande était devenue femme. Elle a ouvert les bras pour l’accueillir.
La chaleur est devenue incandescence. »
(de Tanakia librement inspirée de cette peinture)